Toutes les régions ont progressé par rapport au trimestre précédent pour la première fois depuis 2024. Des coûts exceptionnels ont pesé sur les résultats et l’incertitude réglementaire a ensuite entraîné la fermeture du studio brésilien.
Evolution a enregistré un chiffre d’affaires de 526,1 millions d’euros au troisième trimestre 2026, en hausse de 3,7 % sur un an et de 1,6 % par rapport au trimestre précédent, grâce à la croissance du casino en direct comme des jeux RNG.
Le fournisseur a publié ses résultats le 23 octobre. Le chiffre d’affaires a progressé d’environ 4 % à taux de change constants, tandis que l’EBITDA ajusté a augmenté de 2,7 % pour atteindre 345,9 millions d’euros. La marge d’EBITDA ajusté est passée de 66,4 % à 65,8 %.
Le bénéfice net a reculé de 3,6 % à 243,3 millions d’euros, mais le bénéfice par action a augmenté de 4,6 % à 1,31 euro après les rachats d’actions.
La croissance du RNG dépasse celle du casino en direct
Le casino en direct est resté la première activité d’Evolution, générant 443 millions d’euros de chiffre d’affaires trimestriel, en hausse de 2,6 %. Il représentait environ 84,2 % du chiffre d’affaires du groupe.
Le chiffre d’affaires RNG a progressé de 10,1 % à 83,1 millions d’euros, portant sa contribution à 15,8 %, contre 14,9 % un an auparavant.
Au cours du trimestre, Evolution a lancé Monopoly Roll’em et Disco Balls et présenté Spinning Whale, une marque de machines à sous destinée au marché américain. L’entreprise prévoit de déployer Ice Fishing en Amérique du Nord au quatrième trimestre et de lancer Game Night, développé dans le cadre de son partenariat avec Hasbro, avant la fin de l’année.
Toutes les régions progressent par rapport au trimestre précédent
Selon la répartition fondée sur les adresses IP des joueurs, les cinq régions ont progressé d’un trimestre à l’autre pour la première fois depuis 2024.
L’Asie a généré 192,1 millions d’euros, en hausse de 1,6 % sur un an et de 0,8 % par rapport au trimestre précédent. L’Europe a contribué à hauteur de 173,7 millions d’euros, en baisse de 4,7 % sur un an, mais en hausse de 0,4 % par rapport au deuxième trimestre.
Le chiffre d’affaires nord-américain a atteint 84,3 millions d’euros, progressant de 13,6 % sur un an et de 4,1 % d’un trimestre à l’autre. L’Amérique latine a augmenté de 23,1 % sur un an à 49 millions d’euros, tandis que l’Afrique et les autres marchés ont progressé de 23,7 % à 27,1 millions d’euros.
Les marchés réglementés représentaient 49 % du chiffre d’affaires selon les IP des joueurs, contre 46 % un an auparavant. Cette répartition régionale diffère de la présentation distincte d’Evolution fondée sur la localisation de ses clients opérateurs.
Des charges exceptionnelles réduisent la rentabilité publiée
L’EBITDA ajusté excluait 12,1 millions d’euros de charges exceptionnelles : un accord de 5,6 millions d’euros avec la Gambling Commission britannique et 6,5 millions d’euros de frais de résiliation et de frais juridiques liés à l’acquisition abandonnée de Galaxy Gaming.
Evolution a résilié cet accord en juillet, déclenchant une indemnité de rupture de 5,2 millions de dollars, comprise dans l’ensemble des coûts liés à la transaction.
Sans ces ajustements, l’EBITDA a reculé de 0,9 % à 333,8 millions d’euros, avec une marge de 63,5 %. Le résultat opérationnel a diminué de 2,1 % à 290,3 millions d’euros, tandis que la marge opérationnelle est tombée à 55,2 %.
Les rachats réduisent la trésorerie et le nombre d’actions
Evolution a consacré 823,9 millions d’euros aux rachats d’actions au troisième trimestre. La trésorerie et les équivalents de trésorerie s’élevaient à 656,4 millions d’euros fin septembre, un niveau inchangé sur un an, mais inférieur d’environ 43 % à celui de juin.
Au 30 septembre, l’entreprise avait dépensé 1,127 milliard d’euros sur son programme de 2 milliards d’euros, rachetant environ 16,9 millions d’actions. Elle a annulé environ 16,2 millions d’actions en septembre, ramenant le nombre d’actions émises à quelque 183,1 millions.
Le studio brésilien temporairement fermé après la fin du trimestre
Evolution a fermé son studio brésilien le 5 octobre en raison de l’incertitude réglementaire.
Le directeur général Martin Carlesund a déclaré que les conséquences du revirement réglementaire brésilien restaient incertaines. Selon la répartition estimée par l’entreprise à partir des IP des joueurs, le Brésil représente nettement moins de la moitié du chiffre d’affaires latino-américain, a-t-il indiqué. La croissance ailleurs dans la région devrait compenser une partie de l’impact.
La fermeture est intervenue après la période de référence et n’a donc pas affecté les résultats déjà arrêtés du troisième trimestre.
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