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Une séance de jeu en ligne déclarée sur sept en Irlande suivait une publicité ou un message d’opérateur

Une étude de l’ESRI relie les débuts de séances déclarés aux publicités et notifications. Elle révèle aussi que 38 % des personnes ayant ouvert un compte pour des paris sportifs ou hippiques ont ensuite essayé d’autres produits.

Environ une personne sur sept interrogée dans une enquête irlandaise sur les jeux d’argent a déclaré que sa dernière séance en ligne avait directement suivi un courriel d’opérateur, une notification d’application ou une publicité pour les jeux d’argent.

L’Economic and Social Research Institute (ESRI) a réalisé l’étude pour la Gambling Regulatory Authority of Ireland (GRAI). Il a interrogé 1 000 adultes ayant joué au cours de l’année précédente, en excluant ceux dont la seule activité consistait à acheter des billets de loterie ou des tickets à gratter en point de vente. 

Ce résultat concerne le souvenir des répondants à propos de leur dernière séance en ligne. Il ne mesure pas la proportion de toutes les séances de jeu provoquées par la publicité.

Sport, ennui et stress parmi les éléments déclencheurs

Les autres éléments cités comprenaient les rappels d’événements à venir et le fait de regarder du sport. L’ennui ou le stress expliquaient 16,4 % des dernières séances en ligne, tandis que 5,6 % étaient attribuées à des tentatives de récupérer des pertes antérieures.

Les communications des opérateurs étaient très répandues. Près des deux tiers des titulaires de comptes déclaraient recevoir des courriels, 52 % des notifications d’application et 16 % des SMS. Environ un quart des personnes recevant des alertes d’application indiquaient qu’elles arrivaient quotidiennement ou plus souvent. 

Les comptes de paris conduisent à d’autres produits

Parmi les répondants ayant initialement ouvert un compte pour des paris sportifs ou hippiques, 38 % ont ensuite utilisé d’autres produits, dont les jeux de casino en ligne, les machines à sous, le bingo ou les tickets à gratter.

L’étude a également constaté que les joueurs détenaient souvent des comptes en ligne auprès de plusieurs entreprises. Environ un joueur en ligne sur dix avait quatre comptes ou plus.

Lors de leur dernière séance, 26 % des joueurs en ligne ont déclaré avoir perdu « beaucoup », contre 17 % des personnes jouant en présentiel. Il s’agit de leur propre appréciation des pertes, et non d’un seuil monétaire standardisé. 

L’auto-exclusion peu utilisée pour réduire le jeu

Environ un quart des répondants essayaient de réduire leur pratique du jeu ou prévoyaient de le faire.

Parmi ceux qui tentaient de réduire leur pratique, les stratégies couramment citées comprenaient la volonté et la consultation de l’historique des comptes. Moins d’une personne sur dix utilisait l’auto-exclusion, tandis qu’une minorité seulement fixait des limites, fermait des comptes ou supprimait des applications.

L’ESRI estime que les résultats soulignent des tensions entre le comportement immédiat de certains joueurs et leurs intentions à plus long terme, ainsi que des différences dans la facilité à ouvrir et fermer des comptes ou à déposer et retirer de l’argent. 

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